𝗦𝘁𝗿𝗲𝘀𝘀 & 𝗔𝗽𝗽𝗮𝗿𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗶𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗳 - 𝗠𝘂𝗾𝘂𝗲𝘂𝘀𝗲 𝗼𝗲𝘀𝗼𝗽𝗵𝗮𝗴𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲
Aujourd’hui, nous vous présentons la deuxième leçon de médecine, rédigée par le professeur Gaeta. Bonne lecture !
" Lorsque l'on parle de stress de la vie moderne, on entend un malaise émotionnel, mental, mais surtout relationnel avec le monde extérieur qui se répercute parfois très négativement sur le fonctionnement de nos organes et appareils internes.
L’appareil digestif est parmi les premiers à en être affecté, et en pensant au développement de l’être humain, tout cela ne doit évidemment pas nous surprendre.
Le nouveau-né, en effet, provient du complexe dit materno-fœtal, c’est-à-dire d’un monde intérieur, et il entre en rapport vital pour la première fois avec le monde extérieur par l’orifice qui représente précisément la porte d’entrée de l’appareil digestif : la bouche.
Il part ensuite à la découverte du monde qui l’entoure en portant à la bouche tous les objets qu’il rencontre.
Une petite anecdote pour témoigner de l’importance de la bouche durant les premières années de la vie.
Mon petit-fils de 4 ans promet chaque soir d’abandonner la tétine « dans 100 jours ».
Pour nous, 100 est un nombre bien précis, pour lui, 100 jours signifie évidemment jamais.
Expliquons donc ce qu’est l’appareil digestif, à savoir ce long conduit qui commence par la bouche et se termine par l’anus. Pour comprendre la signification de sa structure, tant morphologique qu’histologique, nous devons faire référence à son origine embryonnaire, c’est-à-dire à l’intestin primitif qui était fermé aux deux extrémités.
Nous traiterons l’origine embryonnaire à part, dans une publication dédiée.
La paroi de ce long tube est tapissée à l’intérieur par une muqueuse qui, au niveau des lèvres et de l’orifice anal, est en continuité avec la peau, respectivement des lèvres et du périnée.
Nous définissons comme muqueuse le revêtement de toutes les cavités internes communiquant avec l’extérieur, soit la couche la plus interne de la paroi qui donne directement sur la lumière de l’organe.
Toutes les muqueuses sont constituées de deux couches : une couche épithéliale et une couche conjonctive plus ou moins épaisse appelée « chorion » de la muqueuse.
Nous verrons que les muqueuses des différents segments de notre appareil digestif ont des caractéristiques anatomiques et fonctionnelles spécifiques.
Tous les épithéliums ne sont pas vascularisés et reçoivent donc par diffusion l’oxygène et les nutriments des couches sous-jacentes.
Le chorion, en revanche, qui sert de support à l’épithélium, est constitué de tissu conjonctif dans lequel sont immergées de nombreuses structures : glandes, vaisseaux sanguins et lymphatiques, tissu lymphatique et nerfs.
L’épithélium de revêtement de l’œsophage n’a pas de fonctions métaboliques particulières d’absorption et de digestion, étant donné qu’il s’agit d’un simple conduit pour faire transiter le bol alimentaire vers l’estomac.
Sa seule fonction, comme pour les épithéliums de la cavité orale, du pharynx et du vagin, est donc uniquement celle de résister aux traumatismes mécaniques.
L’épithélium œsophagien doit être très robuste et résistant, et est donc de type pavimenteux pluristratifié, comme celui de la cavité orale, du pharynx, des cordes vocales et de la cavité vaginale.
Résistant aux traumatismes mécaniques, oui, mais malheureusement pas aux traumatismes chimiques qui nous désespèrent tant.
L’œsophage souffre et tombe parfois malade dans le RGO car, contrairement à l’épithélium gastrique, il n’est pas protégé contre l’agression acide du suc gastrique.
C’est pourquoi on ressent cette sensation de brûlure tout le long du tractus œsophagien, qui touche aussi la gorge et parfois la langue.
Parfois, un spasme œsophagien peut également survenir lorsque les ondes péristaltiques, qui devraient pousser le bol alimentaire vers l’estomac, se produisent de manière totalement désordonnée et incoordonnée, de telle sorte que le bol est arrêté et écrasé par le spasme musculaire à un point précis de l’œsophage.
Ce trouble est aussi appelé œsophage « casse-noisette » et provoque chez le patient des douleurs dorsales, ou, plus souvent, des douleurs de type angineux qui effrayent terriblement celui qui en souffre, simulant une crise cardiaque qui n’existe pas.
L’anatomie nous enseigne que l’œsophage et l’oreillette gauche du cœur sont en contact très étroit, et notre cerveau ne parvient pas à identifier avec précision l’origine de la douleur.
Dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres cas similaires, on parle de douleur projetée, c’est-à-dire quand le sujet ressent la douleur dans une zone du corps même très éloignée du point d’origine.
Ce rapport si étroit entre l’œsophage et l’oreillette gauche du cœur est utilisé en cardiologie pour réaliser une échographie transœsophagienne du cœur, par exemple dans les cas où l’on suspecte la formation de caillots à l’intérieur des cavités auriculaires, comme lors d’une fibrillation atriale.
𝑪𝒐𝒏𝒔𝒆𝒊𝒍𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒊𝒎𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒇𝒍𝒖𝒙 :
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Surélevez le lit de 30 cm au niveau de la tête et dormez sur une pente
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Ne dormez pas avec quelque chose qui vous serre à la taille
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Mâcher un chewing-gum avant de dormir aide à diluer les acides »
𝚋𝚢 𝙴𝚕𝚒𝚘 𝙶𝚊𝚎𝚝𝚊